Les Sherpas : des hommes qui n’ont presque pas besoin d’oxygène

Publié le 29/08/2017
Catégorie : Buzz & Insolite

Pour un humain, l’oxygène est élément indispensable pour la vie, mais pour ce peuple Sherpa du Népal, l’oxygène n’est pas aussi important que l’on croit. En effet, pour survivre, ils n’ont besoin que d’un minimum d’oxygène.

Qui sont les Sherpas ?

Les Sherpas sont des hommes qui sont installés au pied de l’Everest au Népal. Ce groupe ethnique se trouve dans cette région depuis plusieurs siècles. Dame Nature n’a pas été aussi généreuse dans cette région : terrain accidenté, endroit glacial et pauvre en oxygène. Ces faits ont contribué au développement des facultés respiratoires des Sherpas.

Un humain normal et un sherpa

Pour un alpiniste qui s’aventure dans les sommets de l’Everest, son organisme redouble d’effort pour produire plus de globules rouges pour assurer la bonne alimentation en oxygène des organes et des membres. Il prévoit même une bouteille d’oxygène, car dans les hauteurs, le volume d’oxygène dans l’air est plus réduit. Pour un sherpa, l’organisme ne fonctionne pas ainsi. Pour eux, il n’y a pas de surproduction de globules rouges, mais d’oxyde nitrique. Cette dernière ouvre les vaisseaux sanguins, ce qui va permettre une circulation optimale du sang chargé en oxygène. En plus de cette particularité, un sherpa a aussi des mitochondries plus efficaces qu’un simple humain. Ces mitochondries sont une partie des cellules qui assurent la production de l’énergie. Pour un sherpa alors, il ne rencontrera aucun problème pour marcher en hauteur sur de longues distances tout en portant un grand sac, car il produit plus d’énergie et gère efficacement le taux d’oxygène dans son organisme.

Une possibilité de traitement de l’hypoxie

Ces découvertes ont redonné de l'espoir aux médecins et aux chercheurs de trouver une solution pour les personnes qui souffrent d’hypoxie. Cette maladie crée un déséquilibre entre les apports en oxygène et les besoins de l’organisme. Si les Sherpas réussissent à survivre avec si peu d’oxygène, c’est qu’il a bien des explications.